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CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DOMESTIQUE DES ENFANTS AU BURUNDI.

Le Burundi a célébré la journée mondiale de lutte contre le travail domestique des enfants en   date du 13 juin 2016 à l’hôtel « EGO HOTEL »sous le thème : «LUTTONS CONTRE LES PIRES FORMES DE TRAVAIL DES ENFANTS PAR UNE EDUCATION DE QUALITE ». Cette journée normalement célébrée le 12 juin de chaque année, a coïncidée au Burundi  avec un dimanche, jour férié. La fête a été alors reportée et célébrée lundi 13 juin 2016.  Le thème mondial retenu pour cette journée est : « Mettre fin au travail des enfants dans les chaines de production ». Avaient répondu aux festivités : les hautes autorités du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi (MFPTE) ; les Représentant des Partenaires Sociaux (AEB et COSUBU); le Représentant de l’ONG TERRE DES HOMMES ; la représentante légale de l’ONG AVSI BURUNDI ;  et  les représentants des Associations œuvrant pour la protection des droits de l’enfant au Burundi dont REJA Burundi.

Dans son discours d’ouverture, Monsieur Didace NZAMBIMANA, l’Assistant du Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi a fait savoir que le travail des enfants  au Burundi est un travail qui s’effectue dans des conditions particulières : il est sous-évalué et est effectué principalement par des jeunes filles, dont la majorité sont des migrantes ou appartiennent aux groupes défavorisés et sont particulièrement exposées à la discrimination liée aux conditions d’emploi et de travail et aux autres violations des droits humains. II a de plus indiqué que le travail des enfants domestiques est une réalité au Burundi. En effet, les résultats de l’Enquête sur les travailleurs domestiques avec un focus sur les enfants travailleurs domestiques, réalisée en 2013 par la Direction Générale du Travail qui était appuyée par UNICEF, TERRE DES HOMMES et IDAY INTERNATIONAL,  qui  s’est déroulée dans quatre localités urbaines, à savoir la Mairie de Bujumbura,  les provinces de Rumonge,  de Gitega et  de Ngozi, a montré que les enfants travailleurs domestiques existent.

L’échantillon qui a fait objet d’enquête a été de 702 travailleurs domestiques. Parmi eux figuraient 477 adultes travailleurs domestiques (67,95%) et 225 enfants travailleurs domestiques de moins de 18 ans (32,05%). Pour y faire face, il a indiqué que le Burundi a déjà ratifié en 2000 et en  2002     les conventions 138   et 182 respectivement sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et sur la lutte contre les pires formes de travail des enfants. Et de mentionner que les droits et devoirs proclamés et garantis, entre autres, par la Déclaration universelle des droits de l’homme, les Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention relative aux droits de l’enfant font partie intégrante de la Constitution de la République du Burundi. Il a terminé son discours en invitant tous les participants de saisir de l’occasion pour proposer d’autres voies et moyens pour proposer d’autres actions à mener pour éradiquer définitivement ce phénomène.

Dans les autres  mots de circonstance qui ont suivi des sketchs des enfants travailleurs, que ce soit Monsieur l’Inspecteur Général du Travail et de la Sécurité Sociale, Monsieur le Directeur des Normes et légistration du Travail de la Direction Générale du Travail, tous sont revenus sur l’impérieuse nécessité d’arrêter dans l’urgence l’exploitation des jeunes travailleurs domestiques, surtout que cette pratique est contraire aux instruments Internationaux relatifs aux droits de l’Homme et la Constitution du Burundi. Certains ont par ailleurs suggéré la révision du code du travail Burundais et d’y intégrer explicitement le travail domestique comme une profession à part entière.

Monsieur le Directeur des Normes et de la Légistration du Travail qui a pris la parole en dernier lieu a fait savoir que le gouvernement du Burundi ne cesse de ménager aucun effort afin d’éradiquer cette pratique notamment à travers les sensibilisations, l’agrément des différents associations qui prônent le respect des droits des enfants, etc. Il  a terminé en rappelant pour ceux qui ne le savaient pas que le Gouvernement Burundais s’était fixé le délai de 2025 où aucun enfant ne sera plus dans ce genre de travail.  

 

 

 

 

 



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Article | by Dr. Radut
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